Le Complexe d’Eden Bellwether : un chef d’oeuvre


Salut tout le monde !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre que j’ai découvert en librairie et qui m’était parfaitement inconnu : Le Complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood. Si la couverture m’avait intriguée (quelle genre d’histoire pourrait avoir une telle couverture ?), je ne m’attendais pas à un livre si prenant et surprenant.

Résumé de l’éditeur :


A la lecture du résumé, j’avais fait erreur : j’ai pris Eden pour une fille, mais ce même Eden est bien un jeune homme. Maintenant que ce petit quiproquo est éclairci, entrons dans le vif du sujet.

Je vais commencer par vous parler de l’intrigue : dès le début, on est aspiré dans l’histoire. L’écriture de l’auteur nous permet de suivre les évènements comme si l’on s’y trouvait. Certains détails peuvent paraître insignifiants étant donné qu’ils n’apportent rien de particulier à l’intrigue mais personnellement, j’ai trouvé ces mêmes détails appréciables puisqu’ils permettent de construire l’ambiance.

Ensuite je vais parler des personnages. Premièrement, parlons d’Oscar, c’est quand même le personnage principal. J’ai trouvé qu’il était très intéressant de découvrir la petite bande de son point de vue, bien plus objectif que celui des autres qui se connaissent depuis longtemps. Oscar est quelqu’un d’intelligent et sa réflexion poussée rend le livre encore plus captivant. Un soir, il assiste à l’office de la chapelle de King’s College et rencontre Iris. Cette-dernière est venue écouter son frère qui joue de l’orgue. Oscar et elle se mettent à discuter puis sortent de la chapelle ensemble alors qu’Eden vient récupérer Iris. Ce deux énergumènes de frangins font forte impression à Oscar et réciproquement. Oscar intègre leur groupe d’amis, seul à ne pas connaître les autres depuis des années. Il ne tardera pas à se rendre compte que quelque chose cloche, ou plutôt, quelqu’un. Effectivement, il ne faut pas longtemps pour s’apercevoir que malgré son incroyable talent d’organiste et toute l’étendue de son intelligence, quelque chose ne va pas chez Eden. Le plus étrange, c’est que le reste du groupe, Yin, Jane et Marcus, ne semble pas s’en étonner, loin de là, puisque cela semble être une habitude pour eux que de voir Eden se comporter ainsi. Mais se comporter comment d’ailleurs ? Ce qui suit me semble être un petit spoiler, mais bon, on l’apprend dans les cent premières pages (sur 567) : Eden est persuadé de pouvoir guérir tout mal par la musique. L’événement (un peu glauque, il faut bien le dire) au cours duquel Oscar découvrira ce penchant marque le réel début de l’histoire à proprement parler, le début étant comme un prélude à cette suite de problèmes qui mènent à une véritable tragédie

Car oui, le roman se finit mal. En fait, celui-ci se commence par la fin. Le prélude énonce le dénouement mais on ne le comprend pas tel que la fin du livre nous permet de le comprendre. En fait, on s’attend à une fin qu’on n’obtiendra pas ainsi puisque l’histoire ne se finit pas ainsi. C’est l’un des gros points forts de ce livre : il nous surprend tout le temps, même là ou on ne pense pas pouvoir être surpris.

Enfin, le roman est plein de références musicales, littéraires, ou encore, cinématographiques (entre autres). J’ai trouvé ce point très appréciable car on comprend mieux la psychologie des personnages et c’est plutôt enrichissant. De Sylvia Plath à René Descartes en passant par Johann Mattheson (idole ultime d’Eden), il y a de quoi faire. Bien que je ne sois pas particulièrement passionnée de musique classique, j’ai trouvé très intéressant la présence de  J.S Bach ou Eva Janzer. Beaucoup de référence littéraires mais plutôt du côté d’Oscar, cette fois, grâce à la bibliothèque du Dr Paulsen, patient préféré d’Oscar à Cedarbrook (lieu où il travaille).

Honnêtement, j’ai trouvé ce livre absolument génialissime (au risque de parler comme une gamine de 6 ans, sorry). Plus sérieusement, il a fait son entrée dans la liste de mes livres préférés dès cette première lecture. Bien que le côté glauque d’Eden rende les choses un peu flippantes ça rend presque le livre encore meilleur. Je le conseille sincèrement.

Et vous, connaissez-vous ce livre ? Quel est votre opinion à son sujet ?

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s